A propos

Mon Histoire

Fasciné depuis longtemps par l’époque du Moyen Âge, je me suis intéressé à ses coutumes et de là, aux métiers de cette époque. Étant particulièrement intéressé par la forge, j’ai décidé de faire un stage en coutellerie.

Ce stage a été le départ d’une vraie passion. La rencontre d’un homme, ce forgeron, qui m’a inculqué l’amour de la matière et le plaisir de la création, mon premier couteau entièrement fait main. Cette rencontre a été le début d’une grande amitié. Il m’a pris sous son aile et m’a transmis une partie de son savoir. Grâce à lui, j’ai également découvert le travail du cuir pour la fabrication d’un étui pour mon couteau.

De formation d’Ingénieur en sécurité informatique, j’ai décidé de laisser ma passion prendre le pas sur ma vie et de créer mon entreprise :

« Les Cuir Forgés » : Imaginer, créer et fabriquer des objets à partir de cuir et/ou de l’acier

Le travail du cuir

Le repoussage du cuir a pour but de mettre en valeur un dessin sur le cuir en martelant le cuir autour du dessin afin de créer du relief. Il s'agit d'un travail demandant de la maîtrise et de la patience mais qui ajoute incontestablement de la valeur à votre maroquinerie. Le repoussage du cuir consiste donc à mettre en valeur un motif en écrasant les fibres du cuir autour du dessin et ainsi, donner du relief au dessin. Le martelage est l'écrasement des fibres du cuir formant le dessin, le motif est donc, cette fois-ci, en retrait par rapport à la surface du cuir.

  • Le cuir

Il est impératif d'utiliser du cuir tanné végétal et non teint pour un meilleur résultat. En effet, les sels de chrome lors du tannage ont pour effet de boucher les pores du cuir le rendant ainsi imperméable. Les fixateurs de teintures ont le même effet sur le cuir. La meilleure partie du cuir est le collet (on parle de collet végétal naturel, c'est à dire du collet ayant subi un tannage à partir d'extraits végétaux et non teint) qui se prête à merveille pour le martelage du cuir. Bien sûr, d'autres parties du cuir sont utilisables tels que le croupon ou les flancs si l'épaisseur est suffisante.

  • Les outils

Pour reporter ou dessiner sur le cuir, il faut un stylet traçoir afin de marquer légèrement les contours du dessin à reproduire sur le cuir, ensuite un couteau pivotant également appelé couteau à ouvrir sera utilisé pour ciseler les contours. Ce sera ensuite le travail aux matoirs afin de mettre en valeur le dessin.

  • La création du dessin sur le cuir

Après humidification du cuir à l'aide d'une éponge inhibée d'eau, on reproduit un dessin sur le cuir soit directement en dessinant avec le stylet ou au travers d'une feuille de calque. Cela permettra de marquer les contour du dessin sur le cuir. Il existe également des dessins imprimés sur des transferts (calques réutilisables en plastique), ils permettent ainsi de créer de jolis motifs sans compétence dans le dessin, on reporte le dessin sur le cuir avec le stylet ou au rouleau de maroquinerie qui convient parfaitement pour ces transferts.

  • Le ciselage du cuir

Il s'agit de l'étape la plus critique car elle est irréversible et demande un peu de pratique avant de débuter dans le repoussage du cuir. Le couteau à ouvrir est un outil demandant un peu de dextérité, il est donc nécessaire pour les débutants de pratiquer sur des chutes de cuir afin de bien maîtriser ce couteau pour ne pas trop inciser le cuir par la suite et apprendre à suivre les courbes des motifs à ciseler. Le but est d'inciser la première couche de l'épiderme du cuir et pas au delà. On incise généralement le cuir sur 1/3 de son épaisseur. Plus la profondeur d'incision est importante, plus le relief du dessin sera marqué. 

  • Le travail aux matoirs

Le but de cette étape est de mettre en valeur le dessin en ouvrant l'incision préalablement effectuée dans le cuir. Les matoirs P206 (Courbes), B197 ou B203 (traits rectilignes) sont les plus utilisés pour commencer, ces matoirs à repousser sont maintenu verticalement sur le cuir, le pouce et l’index tiennent la partie inférieure du matoir et la partie le plus large et épaisse du matoir est placée dans l’incision. Ensuite, on frappe avec un maillet sur le matoir en déplaçant celui-ci d’une demi-longueur à chaque fois afin de ne pas créer d'inégalité sur le cuir. Une fois les contours du dessins effectués, on peut également marteler l'intérieur du dessin pour imprimer le motifs ou sur les extérieurs pour créer un fond par exemple.

  • La teinture

La teinture ou l'application de peinture permettent de mettre en valeur le travail aux matoirs. En effet, le dessin réalisé sur le cuir étant en relief (positif ou négatif suivant si l'on pratique du repoussage ou du martelage du cuir), on peut ainsi accentuer le dessin par la teinte différente de celui-ci par rapport à son contour.